Les assureurs mobilisés pour la bonne cause ?

La tempête Xynthia a ravagé quatre départements et fait trembler au moins la moitié de la France. En quelques heures, le vent a balayé ce que l’eau a recouvert. Les dégâts sont divers et vont du plus tragique au plus minime.
Pour l’édito, en général, je réfléchis assez tôt, même si je m’y mets assez tard. Cette fois, tout a été bouleversé par ce nouveau coup de vent, ô combien dramatique et à propos duquel les assureurs vont avoir leur part de couverture médiatique, ce qui n’est pas négligeable dans un monde concurrentiel.

En deux ans, tant de choses ont changé à propos du traitement médiatique des tempêtes. En 1999, tout le monde avait été pris de court. Personne ne savait vraiment comment réagir, ni même comment traiter une telle information : entre Noël et le Jour de l’An, les sujets ne sont pas légions et les rédactions sont un peu vidées de leurs grands reporters et autres envoyés spéciaux.

Depuis les choses ont bien changer donc, et il n’est pas un média traitant de près ou de loin à la vie courante qui n’a prodigué ses conseils pour l’indemnisation et les assurances. Il faut dire que l’Agence France Presse, qui nourrit les rédaction de très bons articles prêts à l’édition, a bien aidé avec de nombreuses dépêches siglées « tempete – assurance »

Les assureurs, aussi ont retenu les leçons. Après Lothar et Martin, ils se sont rendus compte qu’il valait mieux se tenir prêt, bien communiquer, bien informer pour les assurés, mais aussi pour tous les assurés d’autres compagnies. Car la communication médiatique a toujours tendance à propulser les meilleures ou les pires décisions sur le devant de la scène.

Avec Xynthia, il n’aura fallu que quelques heures pour que pleuvent les communiqués de presse : rallongement des délais, abolition des franchises, mise à disposition de numéros spéciaux pour le côté visible de l’iceberg, et rassemblement des plateformes téléphoniques, mises à disposition d’outils pour les experts et d’experts justement pour l’invisible.

L’enjeu est double pour les assureurs : réparer pour limiter de nouveaux dégâts qui gonfleraient une facture déjà salée et montrer une réelle implication pour sortir de cette vision négative qu’ont souvent les Français des compagnies d’assurance.

D’ailleurs, il est à parier que la prochaine fois que Météo France annonce trois à cinq jours à l’avance une tempête – comme ce fut le cas pour Xynthia – l’alerte soit suivie d’une armée d’assureurs sur les plateaux et dans les colonnes des quotidiens pour expliquer à tous les assurés comment mettre à l’abri ses biens, sauvez l’argenterie et les bijoux, la voiture et la toiture et ainsi, minimiser les dégâts. Et les indemnisations.

On appelle ça la prévention.


Laissez votre avis

judi togel