Nicolas Sarkozy lance son plan anti-cancer

C’est presque une tradition présidentielle. A chaque mandature, le Président de la République y va de son plan anti-cancer. Jacques Chirac avait lancé le sien en 2003 avec un succès tout relatif. Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy est attendu à Marseille pour annoncer les grandes lignes de son plan. Parmi les mesures phares attendues, l’augmentation du prix des cigarettes et une nouvelle répartition de la prise en charge des malades affectés.

Nicolas Sarkozy sera aujourd’hui à Marseille pour annoncer les mesures de son plan anti-cancer version 2009-2013. Le constat est là, cette année, 350 000 personnes devraient être touchées par le cancer, et les autorités prévoient 150 000 décès pour l’année 2009. Le plan s’axera autour de 2 volets principaux : la prévention et la prise en charge des patients. Il s’appuie principalement sur les recommandations remises par le professeur Jean-Pierre Grünfeld à Nicolas Sarkozy.

De manière générale, Jean-Pierre Grünfeld préconise une meilleure allocation des ressources à l’attention des personnes les plus vulnérables et des territoires les plus touchés. En effet, la mortalité est beaucoup plus importante chez les classes défavorisées. Selon l’Institut national d’études démographiques (Ined), les professions manuelles ont un risque de mourir d’un cancer des voies digestives deux fois supérieur aux non-manuels.

Parmi les mesures concrètes que devrait annoncer le Président de la République, la hausse du prix des cigarettes de 6% est incontournable. Un paquet à 5,3 euros passerait ainsi à 5,6 euros. Un point d’interrogation demeure toutefois concernant la reconduction annuelle de cette hausse tarifaire et l’inclusion d’images-choc sur les paquets (poumons endommagés, dents pourries…).

Nicolas Sarkozy devrait également annoncer quelques mesures concernant la prise en charge des patients malades par les mutuelles. C’est en tout cas une des pistes évoquées par le chef de l’État à l’occasion du 39e congrès de la Mutualité française qui se tenait à Bordeaux en juin dernier. A l’heure actuelle, les malades sont pris en charge à 100% par la Sécurité sociale au titre des affections de longue durée. Mais devant l’ampleur du déficit abyssal de l’Assurance maladie attendu pour 2009 et 2010, les mutuelles pourraient être appelées à participer au financement des maladies chroniques comme le cancer.


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