Retraite et dépendance, l’assurance de l’âge

La dépendance et les retraites sont les « thèmes 2010 » pour le gouvernement, les Français, le portefeuille des Français, les prochaines années, une partie de l’Europe et les assureurs.

Ou les dépendances et la retraite, au choix.
A ne pas confondre et pourtant tellement interchangeables, la dépendance et les retraites sont les maux des finances publiques et des finances personnelles, de la France et de ses habitants.

Avec des déficits abyssaux, qui se creusent encore, comme si l’on pouvait continuer de prendre de l’argent là ou il n’y en a plus depuis des années, les retraites sont un sujet de discordes et de réformes. Promises, repoussées, arrangées et réarrangées, les réformes des retraites touchent tout le monde, de ceux qui veulent en bénéficier tôt à ceux qui ne veulent pas en entendre parler.

Derrière les retraites, il y a la dépendance. Même si l’on peut devenir « dépendant » bien avant d’être à la retraite, ou retraité sans jamais être dépendant, l’impression est que l’âge pose problème. Et le grand âge coûte cher.

Pour toutes ces raisons, il faudrait trouver des ressources. Et les ressources, elles ne peuvent pas apparaître comme par enchantement, il faut aller les chercher… dans la poche des gens. C’est logique, c’est le dernier endroit où il reste un petit quelque chose à prendre.

Prendre certes, mais pour donner à qui ? Dans l’idéale vision post-seconde guerre mondiale, à l’État, bien sûr de gérer la dépendance et les retraites. Mais dans une vision plus capitaliste, où la gestion des fonds serait rentabilisée, où l’indemnisation serait rentabilisée, ou les coûts des gestion serait rentabilisés, où la dépendance et la retraite seront complètement rentabilisées.

Rentabiliser ? C’est à dire que ça coûte moins que ça ne rapporte. Et pour ça, nous pouvons tous faire confiance à l’assurance dans son ensemble. Son ensemble oui, car que l’on parle de Mutuelles, de compagnies d’assurances, d’organismes paritaires de protection sociale ou d’acteurs autres, validant les bénéfices et la rémunération des actionnaires ou injectant l’argent dans les prestations servies, tous auront pour ambition de proposer une retraite complémentaire ou des soins pour les personnes dépendantes de qualité, pour conserver leurs précieuses parts de marché.

Finalement, j’ose à peine le lire et l’écrire, le capitalisme va sauver les retraites et la dépendance. C’est ainsi, et ça va coûter cher, très cher.
Chacun pour soi et l’assurance… pour soi.


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