90% des Français satisfaits de leur complémentaire santé, oui mais…


Selon le premier Baromètre de la mutualité de proximité, 90% des Français sont satisfaits de leur complémentaire santé, mais souhaiteraient davantage de prise en charge que les contrats encadrés par l’État.

La protection sociale a connu dernièrement de nombreux bouleversements : généralisation de la complémentaire santé à tous les salariés dès 2016, suppression de l’exonération fiscale sur la part employeur des mutuelles entreprise… Un climat de changement qui pèse sur la confiance que les Français ont en leur système de santé.

Pour suivre l’évolution de cette tendance et pouvoir la mesurer, la FNIM, Fédération nationale indépendante des mutuelles, a chargé le cabinet Epsy de conduire son premier Baromètre de la mutualité. Sans surprise, l’étude montre que 90% des Français sont majoritairement satisfaits par leur complémentaire santé mais que les inquiétudes règnent. Globalement, les interrogés se prononcent en faveur d’une nette évolution des contrats.

Le contrat santé encadré par l’État, une approche à revoir

Les contrats de complémentaire santé, que les Français connaissent aujourd’hui, ont vu le jour en 2006 lors de la réforme de l’Assurance maladie. Nommés depuis “solidaires et responsables”, ils garantissent aux Français l’accès à une couverture de qualité, dont les prises en charge sont étroitement encadrés par l’État.

Aujourd’hui, alors que le Gouvernement a annoncé lors de la présentation du PLFFS 2014 (Projet de loi de Financement de la Sécurité sociale) vouloir limiter les remboursements des complémentaires santé dès 2015, 32% des interrogés du baromètre indiquent, à la différence, souhaiter des garanties renforcées dans le gros risque, soit l’hospitalisation, les spécialistes et les dépassements d’honoraires.

Or, les contrats responsables excluent encore à ce jour les contrats dédiés au gros risque. Pourtant, 32% des Français se disent prêts à payer plus cher une couverture bénéficiant des renforts nécessaires, et un tiers des répondants apprécieraient même une protection exclusivement recentrée sur les grosses dépenses contre un financement de leurs poches de tous les autres soins courants.

Le facteur prix, toujours un problème

Néanmoins, si certains se déclarent enclins à casser leur tirelire pour bénéficier d’une protection santé optimale, pour d’autres le facteur prix reste encore déterminant dans l’accès aux soins. Au cours des deux précédentes années, soit en 2011 et 2012, la phénomène de renonciation aux soins a particulièrement évolué. Un Français sur 3 a préféré renoncer avant un acte de santé pour des raisons économiques. Les postes dentaires et optiques, ceux qui ne jouissent que d’une faible prise en charge par l’Assurance maladie, sont les plus souvent pointés du doigt.


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