Tempêtes : Comment protéger votre habitation?


En cas d’intempéries, même minimes, les habitations peuvent être endommagées par le vent, l’orage, la grêle ou la pluie. Pourtant, à l’approche d’une tempête, des mesures simples de prévention peuvent être appliquées par chaque assuré afin de protéger leur demeure.

Anticiper les effets d’une tempête et ses éventuels dommages peut vous permettre de minimiser les dégâts sur votre habitation. Aussi, faut-il suivre quelques conseils simples et de bon sens :

– Sécurisez tout élément mobile à l’extérieur de votre habitation, susceptible de devenir de véritables projectiles lors d’une tempête ;

– Vérifiez que vos barrières et grillages sont bien fixés, et que vos chéneaux et gouttières sont propres, notamment pour favoriserez l’évacuation de l’eau de pluie qui peut tomber en très grande quantité ;

– Prenez garde aux chutes de branches d’arbres ;

– Mettez vos animaux à l’abri, car eux aussi pourraient être blessés par des débris ;

– En cas d’absence prolongée de votre domicile, prévenez vos voisins et demandez à vos proches qu’ils sécurisent votre habitation au maximum pendant votre déplacement ;

– Anticipez d’éventuelles coupures de courant. Pensez par exemple à recharger votre téléphone mobile avant l’arrivée de la tempête et munissez-vous d’une lampe torche.

“Les vitres sont aussi à surveiller et il est conseillé de fermer les volets”, explique Catherine Armand, directeur des sinistres chez GMF. “Il faut aussi vérifier l’état de son jardin, en s’assurant par exemple que les branches dangereuses sont élaguées pour ne pas qu’elles deviennent dangereuses en cas de tempête”.

“Dans sa maison, en cas de forte pluie ou d’inondation, il conseillé de monter le mobilier à l’étage (si possible) ainsi que les documents administratifs afin de les protéger de l’eau. Il faut également préparer des bâches si son toit est fragile, et se méfier par dessus tout des chutes d’arbre”, ajoute cette dernière.

En cas de sinistre

Si toutefois vous êtes sinistrés, afin de pouvoir être correctement indemnisé par son assurance habitation en cas de tempête, là aussi la marche à suivre est simple :

– Envoyez votre déclaration de sinistre sous 5 jours auprès de votre compagnie d’assurance ;
– Afin de faciliter les démarches d’indemnisation, n’hésitez pas à joindre des photos ou des vidéos des dommages causés par la tempête et une liste des biens perdus ou endommagés ;
– Prenez les mesures d’urgence qui s’imposent pour que l’état des biens ne s’aggrave pas.

“Lors de gros évènements climatiques, les délais de déclaration de sinistres sont parfois rallongés jusqu’à un mois afin que le plus grand nombre d’assurés puisse être pris en charge et que les experts puissent effectuer l’ensemble des constatations”, ajoute  Catherine Armand. “On peut aussi mettre en place des moyens d’accompagnement des assurés en envoyant des représentants sur place pour débloquer très vite des fonds et faciliter ainsi les démarches de première nécessité”, poursuit-elle.

En cas de non respect des consignes de prévention

Si toutefois, vous avez oublié d’appliquer les mesures de prévention à l’approche d’une tempête, les garanties de votre assurance habitation prévoient de vous indemniser malgré tout, dans la limite de ce qui est inscrit au contrat.

Toutefois, si certains éléments de votre habitation ou si des objets extérieurs ont été endommagés et qu’ils n’ont pas été déclarés ou ajouté au contrat (une veranda par exemple), votre compagnie d’assurance pourra vous appliquer un franchise plus ou moins importante ou même refuser de vous indemniser.

L’expert fera un vérification de risque sur votre contrat et un calcul proportionnel sera appliqué entre le montant de la prime estimé au départ et le montant réel de l’indemnité que vous allez recevoir


2 commentaires sur

  • Marie-Caroline Carrere Vues :

    Bonjour, tout comme vous votre assureur a le droit de vous résilier s’il considère que votre sinistralité est devenue trop grande pour lui. Il a néanmoins des conditions a respecter et des règles à suivre.

    Selon la Fédération Française de l’Assurance, “L’assureur peut estimer que la probabilité d’un sinistre s’en trouve augmentée, c’est-à-dire qu’il y a « aggravation du risque ». Toute modification du risque par rapport à la déclaration initiale doit être déclarée à l’assureur, dans un délai de 15 jours par lettre recommandée.

    Après en avoir eu connaissance, l’assureur informe l’assuré de son intention de résilier ou de maintenir la garantie. La résiliation ne peut prendre effet que 10 jours après la notification.

    Lorsque le risque est accru, l’assureur peut proposer une cotisation d’un montant plus élevé. Si l’assuré ne donne pas suite, ou refuse expressément cette nouvelle cotisation proposée par l’assureur, ce dernier peut alors résilier le contrat au terme d’un délai de trente jours à compter de sa proposition.
    Vous trouverez ci-dessous les articles du code des assurances
    Article L. 113-2 et L. 113-4 du Code des assurances

  • VIDAL Vues :

    Bonjour, mon assurance résilie mon contrat d'habitation avec le motif suivant : aggravation du risque. Suite à la grêle qui a fait des trous dans les volets roulants et dans l'abri-piscine. Et l'orage qui à endommagé l'électricité, plus précisément l'alarme. A-t-il le droit de résilier le contrat ? Sachant que le dernier paiement des sinistres datent du 3 juin 2014 et que depuis j'ai payé les cotisations de juillet, août, septembre et octobre.
    Merci d'avance pour votre réponse.

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