Assurance Scolaire : et si votre enfant était déjà assuré ?


70% des écoles privées catholiques incluent une assurance scolaire dans leurs frais de scolarité. Sans le savoir, de nombreux parents cotisent en doublon pour leurs enfants, déjà assurés par l’école.

A la différence des établissements scolaires publiques et des écoles privées laïques, 70% des écoles privées catholiques sont en capacité d’assurer individuellement leurs élèves. Ces structures, elles-mêmes couvertes dans le cadre de leurs activités pédagogiques, bénéficient par le même assureur de tarifs préférentiels pour souscrire des contrats collectifs d’assurance scolaire, proposés ensuite aux parents.

Des contrats attrayants

Cette méthode du recours au contrat collectif dans le cadre scolaire n’est pas inintéressante. Tout d’abord en termes économiques. L’assurance scolaire ne coûte pas plus de 10 euros, quand les offres concurrentes avoisinent facilement les 20/30 euros.

Second point, les garanties sont avantageuses. Elles se classent même parmi les plus protectrices du marché. Individuelle accident avec prise en charge des frais médicaux (15.500 euros), invalidité/décès (jusqu’à près de 100.000 euros et capital de 5.000 euros), assistance, indemnité en cas de racket (80 euros) ou vol/bris de son instrument de musique (765 euros).

Enfin, dernier point positif, nul besoin de s’embarrasser à comparer soi-même les différentes assurances de la place quand les publicités, lors de la rentrée scolaire, sont plus racoleuses les unes que les autres.

Une stratégie commerciale peu honorable

Néanmoins, le produit reste gâté par sa façon intrusive de le commercialiser. Car au delà de la notion même de vente entre un acheteur et un acquéreur, il est imposé de fait, en inclusion dans les frais de scolarité. Les parents le souscrivent donc, conscients ou non, de façon automatique. Il revient ensuite à ces derniers de faire la démarche de se manifester s’ils désirent le refuser.

Une stratégie commerciale qui surfe sur le manque d’information des particuliers pour multiplier les souscriptions, et qui laisse aisément penser au principe de reconduction tacite, bien souvent dénoncé par les associations de consommateurs.


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