Dépendance : Le financement de l’APA de plus en plus difficile pour certains départements

Alors que quatre groupes de travail planchent actuellement sur la prise en charge de la dépendance, le financement de l'APA (Allocation Personnalisée d'Autonomie) est de plus en plus lourd à porter pour certains départements.

Alors que quatre groupes de travail planchent actuellement sur la prise en charge de la dépendance, le financement de l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) est de plus en plus lourd à porter pour certains départements.

Le vieillissement de la population n’a pas les mêmes conséquences selon les zones géographiques françaises. En effet, le poids de l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) pèse de plus en plus lourd dans les dépenses de certains départements, qui se retrouvent pris à la gorge. En 2009, la dépense nette relative à cette allocation était de 4,8Mds d’euros contre 1,7Md en 2002.

Aujourd’hui, la part de financement de l’APA varie selon les départements. Plusieurs conditions entrent en jeu dans le calcul de la contribution des collectivités : le nombre de personnes âgées de plus de 75 ans, le nombre d’allocataires du RSA, ou encore le potentiel fiscal de chaque zone.

L’activité économique des départements en question

Actuellement, les départements les moins dynamiques sont ceux qui financent le plus l’Allocation Personnalisée d’Autonomie : Environ 70% pour la Creuse ou le Cantal, contre 10% pour la région parisienne. Même le CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie), qui aide les collectivités, ne couvre aujourd’hui que 40% des dépenses liées à la perte d’autonomie (soit environ 1,48Md d’euros). Cette aide devrait descendre à 28% en 2011.

Aujourd’hui, les départements les plus en difficulté sont aussi ceux dont l’activité économique est réduite. Leurs faibles ressources fiscales ne leur permettent plus de faire face aux dépenses liées à l’APA. Les communes rurales à la population âgée sont en première ligne (Centre, Massif central, Aude, Gard, Pyrénées-Orientales), mais les zones urbaines ne sont pas à l’abri depuis la crise de l’immobilier (secteur d’activité dont la fiscalité était avantageuse) et des impôts limités.

Sources : Les Échos


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