Complémentaires santé : Cardif (BNP Paribas) ne croit pas une “bagarre des prix”

Le patron de la filiale d’assurances vie et dommages de BNP Paribas “ne croit pas à une bagarre des prix” entre assureurs dans le cadre de la généralisation de la complémentaire santé à toutes les entreprises à partir de l’an prochain.

Je pense que les assureurs seront raisonnables“, a affirmé lors d’un point-presse Pierre de Villeneuve, PDG de BNP Paribas Cardif jeudi. Il souhaite pour sa part proposer “un bon prix, mais pas sous-tarifé, pas quelque chose d’éphémère pour acquérir des parts de marché”.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre de l’ANI (accord national interprofessionnel) qui, à partir du 1er janvier 2016, oblige toutes les sociétés à assurer en santé ses salariés, ce que font déjà les grandes entreprises mais très rarement les petites.

A l’approche de cette échéance, les acteurs du secteur multiplient partenariats et rapprochement et certains prédisent une vive bagarre pour la conquête des parts de ce nouveau marché.

Cardif a conclu un accord de co-assurance avec la mutuelle Mieux-Etre pour mieux se positionner sur ce secteur et prépare une offre de santé à destination des TPE et PME. Mais “cela ne sert à rien d’être trop en avance car les entreprises ne sont pas pressées”, a remarqué Pierre de Villeneuve.

Nous commencerons vraiment l’activité commerciale au deuxième semestre.” Le groupe a par ailleurs souligné qu’il était encore un “peu tôt” pour jauger les conséquences de l’entrée en vigueur en début d’année du dispositif de la loi Hamon qui facilite la résiliation des contrats d’assurance auto ou habitation. Mais il n’a pas “constaté d’impact” pour le moment.

Pour le volet de cette même loi qui offre la possibilité de changer d’assurance emprunteur durant la première année d’un crédit immobilier, BNP Paribas Cardif estime que “les remises en cause de l’option assurance devraient être assez faibles“.

Il est assez difficile de donner des résultats sur des bases objectives à ce sujet car aujourd’hui nous avons surtout des renégociations de crédit, et donc de changements d’assurances, en raison de la baisse des taux d’intérêt“, a souligné Pierre de Villeneuve.


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