Fraude / Assurance maladie : Deux adeptes d’approches alternatives de la maladie de Lyme inculpés

Deux professionnels de santé, avec des méthodes alternatives de prise en charge de la maladie de Lyme, sont jugés à Strasbourg pour escroquerie à la Sécurité sociale.

Deux partisans de méthodes alternatives de détection et de traitement de la maladie de Lyme ont comparu ce mardi 18 septembre devant le Tribunal correctionnel de Strasbourg pour escroquerie à l’Assurance maladie et exercice illégal de la pharmacie.

Une ancienne gérante d’un laboratoire d’analyses biologiques strasbourgeois est poursuivie pour avoir appliqué pendant des années, sur des milliers de patient dans toute la France, un protocole de test non homologué par les autorités sanitaires, conduisant la Sécurité sociale a plus de 192.000 euros de remboursements indus.

Un diplômé en pharmacie, mais non inscrit à l’ordre des pharmaciens, se retrouve à ses côtés dans le box des accusés, inculpé pour avoir fabriqué et commercialisé hors du cadre réglementaire un remède contre la maladie de Lyme, nommé « Tic Tox ».

Les deux prévenus encourent jusqu’à cinq ans de prison ainsi qu’une forte amende.

La maladie de Lyme, transmise par les tiques, entraîne des troubles invalidants et douloureux, notamment neurologiques, articulaires et musculaires.

Une forte polémique en toile de fond

Ce procès survient alors que des milliers de patients et des professionnels de santé luttent contre les autorités sanitaires autour de cette maladie.

Ils contestent en effet les méthodes de détection et de soin de cette pathologie et ceci dès le diagnostic.

Selon les militants constitués en association, le protocole de test sanguin ne permet pas de détecter tous les cas réellement positifs.
Ils dénoncent un déni de la maladie, avec des milliers de patients pas ou mal soignés.

Les autorités sanitaires, en particulier les spécialistes du Centre nationale de référence de la maladie de Lyme, rejettent fermement cette affirmation.

Avec AFP


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