Grippe A : 73 cas confirmés en France, les voyageurs en provenance du Royaume Uni “doivent être explorés”

Le virus de la grippe A touche presque tous les pays du monde. Le Royaume Uni, lieu de transit de beaucoup de voyageurs entre l’Europe et le continent américain, est le pays d’Europe le plus touché et la propagation du virus oblige la France à prendre des mesures d’information à destination des voyageurs en provenance de Grande Bretagne.

Avec 26 563 cas avérés à travers le monde et 141 morts sur le continent nord américain, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la grippe A poursuit son évolution et l’organisation « pourrait prendre dans les prochains jours la décision de passer au niveau 6 de l’alerte sanitaire » a expliqué Roselyne Bachelot, ministre de la Santé lors d’une conférence de presse organisée mercredi 10 juin par les ministères de la Santé et de l’Intérieur.

La ministre a rappelé que la pandémie était une situation « caractérisée par une circulation virale communautaire dans au moins deux régions différentes de l’organisation » ce qui est le cas maitenant. En effet, « un nombre important de ‘clusters’, des cas groupés, a été constaté » au Royaume Uni où 621 personnes sont touchées par le virus.
De ce fait, la Grande Bretagne est surveillée et « les voyageurs qui rentrent du Royaume Uni et qui présentent des symptômes doivent être explorés au même titre que les voyageurs qui rentrent d’autres pays où le virus circule » a précisé Françoise Weber, directrice générale de l’Institut de veille sanitaire.

Michèle Alliot-Marie, ministre de l’intérieur a ajouté que la France allait informer les voyageurs en provenance de cette destination à leur arrivée en France « par des distributions de documents, utiliser des panneaux d’affichages et passer un certains nombres de messages vocaux. » Les professionnels du tourisme vont être associés à ces démarches.

En France, la situation n’est pas encore aussi alarmante qu’en Grande Bretagne, mais 73 cas sont confirmés et 27 sont en cours d’investigations. Sur les 73 cas, Mme Weber a précisé que 8 « avaient contracté le virus au contact rapproché des malades ». « Nous devrons vivre avec le virus pendant 9 à 18 mois » selon Françoise Weber. Pour le moment, une campagne de vaccination n’est pas d’actualité. « Si nous devions vacciner, ce serait cet automne » a conclu Mme Bachelot « nous devons d’abord observer le comportement du virus dans l’hémisphère sud ».


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