Assurance en ligne : La fin d’Ineas

Ineas cessera définitivement de couvrir ses assurés ce mardi à minuit. L’assureur Aloa a été chargé par les autorités financières néerlandaises de proposer de nouveaux contrats aux 17.000 clients de la première compagnie 100% internet qui a fait faillite.

L’assureur Ineas disparaitra définitivement ce soir, à minuit. Aloa Assurances a été chargée par les autorités financières néerlandaises (la cour du district d’Amsterdam) de proposer de nouveaux contrats aux 17.000 assurés français touchés par cette fin d’activité.

Depuis la fin juin, Aloa Assurances propose aux clients d’Ineas, via des alertes emails et sms, de souscrire de nouveaux contrats, en moyenne plus chers de 10%. La filiale de Covéa met aussi à disposition des garanties aux modes de souscriptions simplifiés. Les procédures sont plus rapides, les formulaires sont préremplis avec la possibilité de souscrire immédiatement, en étant couvert dès le paiement. Une ristourne d’un mois gratuit est également proposée.

« Pour le moment, les clients d’Ineas n’ont pas tous souscrit un nouveau contrat chez Aloa Assurances. Nous ne sommes qu’une recommandation, et les assurés n’ont aucune obligation vis à vis de nous », déclare Patrice Thiriez, directeur du développement d’Aloa Assurances. « Certains ont préféré ne pas passer par le process Ineas / Aloa, de plus nous avons été obligé de refuser certains demandes (environ 10%) pour des profils trop risqués, notamment pour des questions de bonus / malus » ajoute-t-il.

«Nous continuerons de relancer les assurés qui n’ont pas encore donné de leurs nouvelles pendant le mois de Septembre, certains devis sont toujours en cours et certaines personnes ne sont pas pressées », affirme M. Thiriez.

Des questions restent malgré tout en suspens, notamment à propos des clients qui ont payé une cotisation annuelle chez Ineas, ainsi que ceux victimes de sinistres ou d’accidents durant ces derniers mois. Seront-ils remboursés ? Tout dépend de la revente des actifs d’Ineas, qui sera en mesure ou non de couvrir les frais que la compagnie en ligne doit encore à ses assurés.


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