Edito : Tempête fiscale

Christian est passé(e) ce week-end et a provoqué pas mal de remous.

Christian, c’est bien sûr la tempête qui a pris forme au nord-ouest de la France et s’est abattue en Bretagne, en Normandie et dans le Pas de Calais notamment. Les dégâts sont, pour le moment, juste matériels et c’est le premier gros épisode climatique depuis les orages de grêles de cet été.

Dans l’actualité, un autre Christian a fait parler de lui. Ou plutôt, ne fait pas parler de lui même si le sujet de la fiscalité de l’assurance-vie lui incombe en grande partie. Avec le relèvement à 15,5% des prélèvements sociaux sur les contrats, malgré les taux applicables lors des souscriptions et versements, le gouvernement avait pris tout le monde de cours fin septembre.

Christian Eckert s’était déjà signalé sur le sujet, de son côté. En tant que rapporteur général de la commission des finances à l’Assemblée nationale, le député de Meurthe-et-Moselle avait déjà stigmatisé les avantages de l’assurance-vie, notamment en matière de succession. Seulement, fin septembre, le ministre du Budget Bernard Cazeneuve a choisi une autre voix, celle de l’uniformisation des prélèvements sociaux. Jusqu’à ce que… Jusqu’à ce que les députés votent l’amendement mais que la fronde de l’opposition, pourtant pas en reste depuis 10 ans pour relever les taux, s’ajoute à celle des épargnants. Marche arrière toute et finalement, seule l’assurance-vie et sa part en unité de compte sera concernée. Cette part en unités de compte, investie donc en actions, qui devait être favorisée pour orientée l’épargne des français vers le financements des entreprises et non plus seulement de la dette publique (principale constituante des fonds euros).

Bref, à quelques mois de mettre en place un contrat dédié, avec avantages possibles à la clef, voici un premier « coup de canif » dans la confiance entre l’épargnant et son législateur, capable de lui donner une incitation fiscale dont la durée est incertaine…


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