François Hollande réaffirme sa volonté de réformer l’assurance-vie

François Hollande en a profité pour réaffirmer sa position sur la réforme de l’assurance-vie à la conférence de presse qu’il a donné en direct de l’Elysée jeudi 16 mai.

Toujours dans un souci de “mieux orienter l’épargne des Français vers l’investissement productif”, François Hollande a confirmé, jeudi 16 mai, sa volonté de réformer l’assurance-vie.

“Trois mesures seront prises dans cette direction, a-t-il déclaré. L’assurance-vie sera réformée pour que les fonds puissent être davantage affectés aux fonds propres des entreprises. Un plan d’épargne action pour les PME sera créé avec des dispositifs incitatifs. Enfin, je l’avais dis, l’imposition des plus-values mobilières sera révisée”.

François Hollande estime que la fiscalité doit tenir compte du fait que “les investisseurs mettent leur argent dans l’économie productive, celle qui va créer de l’emploi”. Le Président de la République s’est montré implacable et directif sur sa position, indiquant que la réforme entreprise courrait sur tout son quinquennat. “Il n’y aura pas de zig-zag, il n’y aura pas d’aller et retour. Parce que je considère que la stabilité et la visibilité sont les conditions de la confiance, et donc de la croissance” a-t-il conclu sur le sujet.

Une association d’épargnants réagit

Gérard Bekerman, Président de l’Afer, association d’épargnants, s’est exprimé au micro de l’AFP, en réaction aux paroles de François Hollande. “L’objectif de la réforme est sain mais les moyens doivent être clarifiés. Le Président donne à l’assurance-vie une mission citoyenne, ce que nous saluons, mais il subsiste une interrogation forte en amont: nous ne savons pas comment cette mission se traduira sur le plan fiscal, social et juridique pour les épargnants”.

Gérard Bekerman a indiqué que le fléchage d’une partie de l’épargne de l’assurance-vie vers le financement des entreprises pourrait impliquer un transfert de risque, qui devrait alors être expliqué de manière pédagogique aux épargnants. Car ces derniers se montrent de plus en plus méfiants depuis quelques années.

En contrepartie de cette redirection d’une partie de l’épargne vers les entreprises, l’Afer plaide pour que l’assurance-vie reste inchangée. “Ce n’est pas un produit de classe, ce n’est pas une niche et elle n’est pas réservée aux grosses fortunes. C’est une véritable épargne populaire qui concerne 14 millions de Français ayant travaillé toute une vie pour mettre cet argent de côté” a conclu Gérard Bekerman.


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