Escroquerie à l’assurance : quatre personnes mises en examen à Nîmes

C’est un coup vieux comme le monde… de l’automobile. Pour se débarrasser de leur voiture, certains n’hésitent pas à y mettre le feu. Le but, ici, est bien évidemment de toucher l’indemnisation de son assurance. Une seule condition, ne pas se faire pincer. Sinon c’est la case tribunal, à l’image de cette affaire qui vient de s’achever à Bagnols.

Escroquer son assurance peut rapporter gros, mais également coûter très cher. Quatre Bagnolais risquent bien d’en faire l’amère expérience. C’est le Midi-Libre qui nous relate cette histoire. En 2008, les pompiers sont appelés pour un incendie de voiture. Très vite l’enquête s’oriente sur une affaire d’escroquerie à l’assurance. En effet, un marteau brise-vitres couvert d’empreintes est retrouvé à proximité du lieu du sinistre. Les services scientifiques des forces de l’ordre procèdent aux analyses et remontent jusqu’à une jeune femme de 22 ans.

Convoquée au commissariat, elle avoue très vite. Il faut dire que les indices étaient assez nombreux. Outre le marteau brise-vitres, elle avait été admise à l’hôpital pour des brûlures peu après les faits. Elle explique alors aux policiers qu’elle a été approchée par un de ses amis bagnolais pour incendier le véhicule d’une tierce personne. Tâche à laquelle elle s’attelle avec une amie nîmoise.

Bien mal lui en ont pris puisqu’elles se retrouveront bientôt devant le tribunal correctionnel de Nîmes pour « destruction volontaire d’un véhicule par incendie et complicité d’escroquerie à l’assurance » tout comme l’ami qui les a mis sur le coup. Le propriétaire de l’Audi A3 devra quant à lui répondre de l’accusation d’escroquerie à l’assurance. Sur le plan pénal, il risque cinq ans de prison et 375.000 euros d’amendes, soit le prix de 15 Audi A3 neuve.


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