PIP / Indemnisation : Allianz comdamné en appel à verser 1.000 euros à une victime

Pris en étau dans une série de procès portant sur l’indemnisation de victimes des implants PIP, Allianz a comparu une nouvelle fois devant la justice. L’assureur du fabricant de prothèses défectueuses a été sommé par la cour d’appel de Nîmes de verser 1.000 euros de dédommagements à une victime. Une porteuse d’implants qui avait déjà gagné la première bataille le 11 janvier devant le tribunal d’Avignon, pour des indemnités de l’ordre de 4.000 euros.

Pas de sursis pour Allianz. L’assureur de la société de fabrication des implants défectueux PIP devra verser selon la cour d’appel de Nîmes une nouvelle indemnité de 1.000 euros à une victime. Déjà condamné le 11 janvier dernier par le tribunal d’Avignon à des indemnités de 4.000 euros à destination de cette même habitante du Vaucluse, Allianz avait rejeté la décision de justice. Portant ainsi l’affaire en appel. Toujours insatisfait, l’assureur songe d’ores et déjà à un pourvoi en cassation.

Le 18 juin dernier, Allianz avait déjà perdu gros face à une autre victime des implants PIP, condamné par le tribunal de grande instance de Lyon à une indemnisation de 19.650 euros.

Rappelons que l’assureur s’était insurgé en mars dernier, réclamant la nullité des contrats qui le liait à Poly Implant Prothèse. Allianz se défendait d’être lui même la victime de fraudes et de tromperies, ne sachant rien des activités non règlementaires de la société de fabrication. Dans ce combat, le tribunal de commerce de Toulon a jugé sa plainte irrecevable, obligeant Allianz a assumer son rôle d’assureur.

Retour sur le scandale sanitaire PIP

Le scandale des implants PIP éclate en fin mars 2010. Les gros titres s’emparent de l’affaire qui fera alors grand bruit pendant plusieurs semaines. Les autorités sanitaires alertent et conseillent vivement à toutes les détentrices de prothèses de les retirer au plus vite. Le silicone bon marché et non règlementaire contenu dans les implants menace à tout moment de faire rompre les prothèses. La société de fabrication fondée par Jean-Claude Mas tombe en liquidation judiciaire. Ce dernier est alors mis en examen en janvier 2012 et est placé en détention dès le mois de mars.

Le premier procès, pour tromperie aggravée, se tiendra du 17 avril au 14 mai 2013 à Marseille. Toute porteuse d’implants mammaires PIP est en droit de se constituer partie civile. En France, le nombre de victimes est estimé à 30.000. Plusieurs dizaines de milliers sont dénombrées à l’étranger.


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