Neige / Transports : Le point sur les routes, à la SNCF et dans les aéroports

La persistance d’abondantes chutes de neige sur la moitié nord de la France promettait un dimanche difficile sur les routes et dans les aéroports, dont Roissy-Charles-de-Gaulle, qui a dû fermer ses pistes en début de matinée.

“La journée sera très difficile”, a reconnu sur RTL le secrétaire d’Etat aux Transports Thierry Mariani, qui se félicitait toutefois que la veille, la journée se soit passée sans gros problèmes malgré les intempéries.

Alors qu’un quart des vols prévus dimanche y ont été annulés, l’aéroport de Roissy a fermé ses quatre pistes à 09H00, une mesure qui devait durer “au moins une heure” et peut-être jusqu’à 11H00, selon une source aéroportuaire. Avant même cette fermeture, les avions accusaient un retard d’une demi-heure à une heure.

Plusieurs centaines de voyageurs, sur les 5.200 déroutés samedi en raison de la fermeture d’Heathrow, ont passé la nuit dans les aérogares de Roissy. Mais leur nombre pourrait grossir dans la journée si le blocage de l’aéroport londonien devait se prolonger. D’autres voyageurs ont été bloqués à l’aéroport de Beauvais, l’Oise étant particulièrement touchée.

Sur le réseau SNCF, aucune perturbation notable n’était signalée, à l’exception de retards n’excédant pas vingt minutes sur les lignes Nord-Est et Atlantique, quinze minutes sur la ligne grande vitesse Sud-Est. A Calais (Pas-de-Calais), 220 passagers de cars, dont des enfants, en provenance d’Angleterre ont dû être hébergés pour la nuit. Mais la journée de samedi, marquée par de nombreux départs en vacances, s’est déroulée sans incident particulier.

Dans les trente-quatre départements toujours placés en vigilance orange “neige et verglas” dimanche matin – et où une épaisseur de 10 cm de neige, voire plus localement, était attendue -, les conditions de circulation restaient généralement difficiles.

Sur les routes, s’il a parfois fallu rouler au pas, aucun gros bouchon n’a été recensé par Bison futé. Le gouvernement a recommandé aux Français de ne prendre leur voiture qu’en cas d'”absolue nécessité”, de s’équiper de préférence de chaînes ou de pneus neiges et de se munir de couvertures et de provisions.

Après la Basse-Normandie, le nord de la Bretagne et l’Ile-de-France dès le début de matinée, les perturbations vont progressivement s’étendre vers l’est. Dans toutes les zones concernées, la circulation des poids lourds restait interdite et les camions étaient escortés en convoi vers des “aires de stockage”, comme à Saint-Arnoult dans les Yvelines, où des centaines de routiers, dont de nombreux étrangers, sont bloqués depuis samedi. Une opération de ce type a conduit à la coupure de l’A1 dans l’Oise.

Ces interdictions préfectorales ont sans doute permis d’éviter la pagaille qu’avaient connu les routes de la région parisienne dans la nuit du 8 au 9 décembre, quand des milliers de Franciliens avaient été empêchés de rentrer chez eux.

Si la circulation restait fluide en Ile-de-France, peu d’automobilistes ayant pris la route, aucun bus ne circulait en banlieue parisienne. A Paris “intra muros”, le trafic avait difficilement repris en début de matinée avant de quasiment s’interrompre au fur et à mesure que la situation se dégradait.

Avec AFP


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