Dossier: Épargne et assurance verte

En retard par rapport à certains pays d’Europe, l’épargne solidaire en France tente pourtant de rattraper ses lacunes. Les compagnies d’assurance proposent de plus en plus de produits d’assurance-vie dits « responsables »; des placements en faveur de la planète où une partie de l’argent collectée est dédiée à des projets environnementaux. Souvent calqués sur le modèle bancaire, ces produits écologiques sont majoritairement distribués par les bancassureurs.

Lorsque l’on évoque les problèmes d’environnement actuels, il est bien difficile de les associer à des contrats d’assurance-vie. Pourtant, certaines compagnies d’assurance proposent des possibilités de placements dits solidaires ou éthiques qui œuvrent en faveur de la nature. Le but est très simple, chaque investissement est ponctionné d’une somme dédié à des actions citoyennes en faveur de l’écologie.

Ces contrats d’assurance-vie écologiques sont d’un fonctionnement enfantin. La souscription d’un contrat permet de négocier auprès des compagnies d’assurances un retour financier qui engendre alors des fonds. Chaque année, au moment du règlement des primes d’assurances, ces fonds sont remis à des organismes spécialisés dans la protection de l’environnement.

En règle général, soit les fonds versés seront librement utilisés dans le respect de l’objet social de l’association bénéficiaire, soit ils sont pérennes (renouvelés automatiquement pour la durée de vie des polices d’assurances). Les assurés n’ont pas d’effort financier à fournir et ce type de pratique est applicable quelle que soit la qualité de l’assuré (particulier, association, entreprise).

Autre précision, la Fédération des associations de prévoyance et d’entraide sociale (Asac-Fapes) à lancé par exemple un produit d’assurance-vie socialement responsable. Baptisé Solid’R Vie. Ce contrat sans frais d’entrée, offre un rendement garanti à 4.41% mais l’objectif parallèle de ce produit est d’aider à protéger la planète. Solid’R Vie permet aux souscripteurs de ce contrat d’assurance-vie, de faire un don annuel au profit d’une ou de plusieurs associations partenaires. Ils peuvent faire un don, à partir de 50 euros, ce qui donne droit à une réduction d’impôts bien entendu. « La lutte en faveur de l’environnement est une opportunité de croissance globale
bénéfique à nos sociétés », ajoute Didier Brochard, directeur général de la Fapes.

A la base, ce sont les banques qui proposaient le financement des actions pour la protection de la nature ou des projets de solidarité internationale. Il est donc normal que les bancassureurs aient adapté ce système à des produits d’assurance. Ils sont aujourd’hui majoritaires sur ce créneau dans l’hexagone, même certaines compagnies d’assurance ou des mutuelles « classiques » comme la GMF propose des contrats d’assurance-vie socialement responsables ou encore Naturesave Insurance en Grande-Bretagne.

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