Dossier « JO 2010 »: la couverture des risques d’attentats

    Les grands évènements sportifs de l’envergure des jeux olympiques sont des cibles de choix pour celui ou ceux qui voudraient mener une attaque terroriste d’envergure. Ce risque doit donc être couvert par les assurances. Bien évidemment, les conséquences désastreuses en terme dégâts humains et matériels et d’annulation pure et simple de la compétition seraient presque « inchiffrable » . Aujourd’hui, face à ces dangers majeurs et les sinistres qui en découlent, les contrats d’assurance approchent des sommes astronomiques. Alors qui peut bien prendre en charge de tels risques ?

    Aujourd’hui ce n’est plus un surprise lorsqu’on parle de couvrir les risque afférents à un attentat lors de compétitions olympiques. A l’approche des jeux d’hiver de Vancouver 2010, assureurs et réassureurs se partagent les différents contrats censés couvrir l’annulation « toutes causes » des compétitions. Cette dernière inclut bien évidemment attentats et menaces d’attentats, un danger rare mais que les organisateurs ne peuvent pas se permettre d’ignorer. Depuis les jeux olympiques d’Athènes en 2004, les montants en jeu sont colossaux.

    Qu’adviendrait-il en matière de recettes (billetterie, sponsors, publicité, droits télévisuels etc…) si un attentat, ou ne serait-ce qu’une alerte à la bombe, venait perturber le cours d’une compétition olympique ? La couverture annulation représente en règle générale près de la moitié du budget assurance d’un tel événement, il est donc évident que les assureurs sont frileux à l’idée de devoir dédommager des sommes qui dépassent les centaines de millions de dollars, surtout en cette période économiquement délicate.

    Le Covan (Comité organisateur des jeux de Vancouver ) dispose pour la compétition de ce début d’année d’1,76Mds de dollars dont plusieurs millions sont évidemment destinés à la gestion des risques et assurances. Les courtiers en assurance comme Marsh, spécialisé dans la couverture des jeux olympiques, ou encore Gras Savoye ont évalué les risques que présentait cet événement, prenant évidemment en compte la menace d’attaque terroriste. Afin d’éviter tout aléa de ce genre qui entraînerai l’annulation des compétitions, les compagnies remarquent que l’accent est évidement mis sur la prévention, la protection et la sécurité avant tout. Des procédures qui coûtent extrêmement cher en personnel et en moyens mis à disposition, mais qui ne sont rien, financièrement parlant, face aux conséquences d’un éventuel attentat.

    Cette menace est presque central dans les prix des contrats. Les couvertures sont fortement impactées par le risque terroriste. Les primes pour les couvertures du risque terroriste pour des événements comme les JO ont doublé, voire triplé, depuis le 11 septembre 2001. Il existe donc aujourd’hui pour l’ensemble des professions de l’assurance une réelle difficulté à quantifier financièrement et statistiquement le risque terroriste dans sa globalité. Les assureurs sont trop frileux ou pas assez lourds pour pouvoir prendre en compte ce risque. Ce sont donc les réassureurs qui grignotent petit à petit ce marché de niche en augmentant au passage leur primes alors que les budgets assurance baissent.


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