Dossier « Professionnels » : les assurances des bouchers charcutiers

Nous nous intéressons aux assurances à destination des bouchers. Ces 20 dernières années, la profession n’a pas été épargnée par les crises sanitaires. La vache folle, la grippe aviaire ont, à l’époque, jeté l’opprobre sur la profession, créé de la méfiance chez le consommateur et mis en péril l’activité de boucher charcutier. Il est donc important pour ces professionnels de la viande d’être bien couverts pour faire face en cas de souci.

« Je suis assuré en multirisques, que ce soit sur le matériel que j’utilise dans ma boucherie, sur les marchandises que je vends à mes clients ou vis à vis des mes employés. Il m’en coûte tout de même près de 1300 euros tous les 6 mois pour être couvert en cas de pépin » explique ce boucher du Plessis-Trévise.

Une somme importante mais qui permet à ce professionnel d’exercer son activité en toute sérénité. En effet, la plupart des assurances dédiées aux métiers de la viande prennent en compte les particularités de cette profession. Ainsi la responsabilité civile professionnelle (RCP), assurance obligatoire, couvre les incidents qui pourraient toucher ses clients dans l’enceinte de sa boutique, mais également dans le cadre d’une intoxication alimentaire. Certaines assurances couvrent ainsi jusqu’à 4 millions d’euros d’indemnisation dans le cas d’une intoxication alimentaire.

Autre particularité de la profession, le maintien de la chaîne du froid pour la conservation des aliments avant leur découpe et leur mise en vitrine. La plupart des bouchers souscrivent des contrats couvrant la perte de marchandises consécutive à une rupture de la chaîne du froid. Presque tous les motifs sont pris en charge (frigo qui tombe en panne, dégâts des eaux…). Un exception tout de même, pour bons nombres d’assureurs, le cas d’une coupure de courant à la suite d’une grève d’EDF.

En outre, comme la majorité des commerçants, les bouchers bénéficient d’une assurance perte d’exploitation qui leur permet de faire face à l’arrêt de leur activité engendrée par un sinistre (incendie, inondation…) et ainsi de garantir le paiement de leurs charges fixes.

Quant à la question des franchises, « elles oscillent entre 200 et 1000 euros selon les biens ou les risques couverts » confie un boucher du Plessis-Trévise. Elles dépendent principalement de la surface, de l’effectif de la boutique et du montant des capitaux à couvrir.


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