Dossier « Professionnels » : Les assurances des restaurateurs

L’activité de restaurateur n’est pas dénuée de risques. De l’accueil des clients, aux risques d’une cuisine, en passant par la location d’un bien immobilier, les patrons de restaurants doivent prévoir un maximum de sinistres. Entre responsabilité civile professionnelle et assurances de bien, il n’est pas toujours évident de s’y retrouver.

« La perte d’exploitation était primordiale à mes yeux, ainsi que tout ce qui touche à l’intoxication alimentaire et la protection juridique, qu’on a tendance à oublier. Pour la perte d’exploitation, on voudrait minimiser la couverture pour baisser le tarif, mais quand on en a besoin, on est déçu des indemnisations » confie François, restaurateur dans le 11e arrondissement de Paris.

La responsabilité civile professionnelle est obligatoire et couvre les sinistres « causés » aux clients du restaurants. Le champ est large, et va d’une glissade sur le sol à un plat qui finit sur l’ordinateur portable ou un verre qui casse et blesse un client, sans oublier le cas dommageable des intoxications alimentaires.
Il ne faut pas non plus oublier les fournisseurs, qui pourraient pâtir d’un dommage de la faute du restaurateur et qui seront pris en charge par la responsabilité civile professionnelle.

Parmi les particularités du métier de restaurateur se trouvent également l’assurance des biens confiés à l’établissement, par exemple pour le décorer ou pour être exposés.

A côté des sinistres causés, le restaurateur aura l’occasion de s’assurer contre des dommages à ses biens à travers un contrat « multigarantie ». Dégâts des eaux, incendie, tempête, vandalisme, vol sont autant de garanties qui peuvent incluses ou optionnelles dans un contrat.
L’estimation des biens assurés est très importante. En effet, surestimer les biens conduit à payer une prime surévaluée, alors que la minoration empêcherait une indemnisation correcte en cas de sinistre.

Un dernier point concerne évidemment la perte d’exploitation et les pertes de recettes. La perte d’exploitation peut intervenir dans des cas très divers et il sera important de vérifier les exclusions inscrites au contrat. De même, lors des transports de caisse, certains contrats couvrent des trajets plus ou moins longs avec des conditions parfois draconiennes à respecter.

Enfin, parmi les cas particuliers, les restaurants sur sites classés peuvent faire l’objet d’exception. Ainsi, un courtier propose jusqu’à 2 ans de couverture en perte d’exploitation car les repreneurs peuvent se heurter à des aléas administratifs. Les autorisations de reconstruction et d’aménagement sont délivrées par les pouvoirs publics très divers.


Laissez votre avis