La Mutualité Française farouchement opposée à la baisse du niveau de remboursement des dépenses de santé

La Mutualité Française se prononce fermement contre « l’installation pérenne » d’un niveau de remboursement d’une certaine catégorie de médicaments à 15%. C’est la porte ouverte à un déremboursement progressif et massif des dépenses de santé au détriment des malades argue-t-on à la Mutualité Française.

La Mutualité Française, par la voix de son président Jean-Pierre Davant, est extrêmement mécontente à propos de certaines mesures prévues dans le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2010. En cause, la baisse du niveau de remboursement de certains médicaments par la Sécurité sociale qui serait donc à la charge des complémentaires santé. Le principe est simple. Certains médicaments dont le service médical est considéré comme « faible » ne seront plus remboursés qu’à hauteur de 15% contre 35% auparavant.

C’en est trop pour la Mutualité Française. Dans un communiqué, la Fédération, qui regroupe près de 800 sociétés mutualistes, considère en effet que si un médicament est jugé efficace par la Haute autorité de santé, c’est alors à la solidarité nationale de le prendre en charge. Pas de demi-mesure qui consisterait à créer une nouvelle catégorie de médicaments dont le service médical est considéré comme faible, une sorte de catégorie fourre-tout dont on pourrait allonger la liste d’année en année.

Jean-Pierre Davant, président de la Mutualité française, craint que la mise en place de cette nouvelle baisse de remboursement n’aboutisse au final à accentuer les inégalités face à l’accès au soin. Ce schéma de remboursement conduirait selon lui à faire peser encore plus les dépenses de santé sur le portefeuille des malades.

C’est un opposant de poids qui se dresse sur la route du gouvernement. Car forte de ces 38 millions de personnes couvertes par une mutuelle adhérente à sa fédération, la Mutualité française est acteur majeur de la santé en France. Cette dernière tient d’ailleurs à attirer l’attention des députés et des sénateurs sur ce sujet précis avant le moment fatidique du vote. Réponse dans quelques semaines lors du premier passage du PLFSS devant l’Assemblée nationale.


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