Santé animale : comment bien choisir son assurance ?

Une assurance couvrant les accidents et les maladies de son chien ou de son chat n’est pas obligatoire. Elle est différente de la Responsabilité Civile incluse dans le contrat habitation. Chaque maître peut choisir d’y souscrire ou non. Mais face aux coûts parfois élevés de certains actes vétérinaires, aux fragilités de certaines races, ce type de contrat permet de faire face aux problèmes éventuels. Quand et pourquoi souscrire, comment trouver la bonne assurance ?

Se renseigner avant l’acquisition d’un chien ou d’un chat sur son mode de vie, ses besoins, mais aussi le budget santé devrait – au même titre que l’alimentation, le caractère, l’entretien – faire partie du « cahier des charges » de tout futur nouveau maître.
L’achat coup de cœur est trop souvent source de déboires. On ne compte plus, principalement chez les chiens, le nombre d’abandons dans les premiers mois. Le plus paradoxal est que ces abandons concernent des chiens de pure race dont le prix d’achat est parfois élevé, voire très élevé (2 000 €  et plus). Au point que des structures spécialement consacrées au sauvetage de chiens abandonnés fleurissent au sein ou en marge des clubs de race.

Bien souvent, à l’occasion de l’achat d’une nouvelle voiture – ou même simplement d’un lave-vaisselle ! – les acheteurs se renseignent d’une manière beaucoup plus poussée qu’ils ne le feraient en vue de l’acquisition d’un être vivant. Un chien ou un chat ne se vend pas encore en kit ! Il va vivre aux côtés de ses maîtres une douzaine ou une quinzaine d’années (voire jusqu’à une vingtaine chez certains chats). Il va avoir besoin de soins, d’être entretenu, nourri, éduqué, etc. Tout cela a un coût que l’on peut assez facilement chiffrer avant de franchir le pas dès lors que l’on prend le temps de la réflexion. Les éleveurs sérieux ne cachent d’ailleurs pas aux futurs nouveaux maîtres les faiblesses de leur race.

Car certaines, notamment canines, sont plus « sensibles » que d’autres. Du moins, elles sont prédisposées à des maladies particulières, qui ne sont pas nécessairement héréditaires.

Si le chien ou le chat est couvert par la Responsabilité Civile dans le cadre de l’assurance habitation pour les dommages qu’il pourrait causer à des tiers – il est prudent de penser à signaler l’arrivée d’un animal au sein du foyer à son assureur – il n’est l’est pas en cas de maladie ou d’accidents engendrant des frais vétérinaires. C’est là qu’intervient l’assurance santé animale, qui correspond en fait à notre mutuelle.

Coup de poker contre prévention

Coup de poker, disent certains. Effectivement, un animal peut vivre toute sa vie sans tomber malade ou sans être victime d’un accident. L’âge n’y fait rien non plus. Les statistiques sont là. Et les jeunes chiots et chatons ne sont pas à l’abri, pas plus que les chiens et chats adultes. C’est même parfois l’inverse. Un chat, même s’il ne met pas le bout de la truffe à l’extérieur est concerné par les maladies et les accidents. Le chiot requiert  pour sa part une attention particulière, car la période de croissance est très importante : une bonne alimentation, un suivi régulier des vaccinations, des antiparasitaires, et des vermifugations sont essentiels à son bon développement.

L’environnement a toute son importance : un chiot, principalement de grande race, qui monte et descend des escaliers, glisse sur le sol ou qui fournit des efforts violents à répétition (sauts) a toutes les chances d’avoir des problèmes d’articulations qui seront néfastes pour sa santé en grandissant. On sait très bien aujourd’hui que les problèmes de dysplasie peuvent être aggravés à cause de cela.

Enfin, le chiot ou le chaton sont souvent inconscients : fils électriques dans la maison, produits toxiques, objets blessants… il ne mesure pas les dangers domestiques.

Assurer son chien ou son chat dès son plus jeune âge apparaît comme une sage précaution, d’autant qu’il faudra tenir compte des limites d’âge maximum pour la souscription d’une assurance santé animale ainsi que des délais de carence dans le cas d’accident ou de maladie. On n’attend pas d’être cambriolé pour poser des verrous et sécuriser son habitation !

Le choix d’une assurance santé animale se fera ensuite, bien entendu, par rapport aux prestations offertes : taux de remboursement proposés, garanties couvertes, frais de prévention pris en compte ou non, certitude de ne pas voir son contrat résilié lorsque l’animal devient âgé, motifs d’exclusion, etc. S’adresser à un spécialiste de la santé animale est important. Aujourd’hui pléthore d’assurances animales fleurissent, y compris au sein de compagnies « traditionnelles ».

Enfin, et c’est souvent le cas pour les chiens de première et deuxième catégorie tels que définis par la loi de janvier 99 sur les chiens dits dangereux : l’assureur peut demander le « rapatriement » des contrats « voiture », « habitation » pour prendre en charge ces chiens, tout en demandant une surprime.  Ce que ne vous demandera pas une assurance purement « santé animale ».

En s’adressant à un spécialiste de l’assurance santé animale, ce genre de « négociation » n’a pas lieu d’être et le chien ou le chat, devenus de nos jours membres de la famille à part entière, bénéficieront de l’expertise de professionnels de ce secteur et pourront prétendre aux meilleurs soins.


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