Quels sont les dangers liés à l’alcool au volant?

L’alcool au volant est la première cause de mortalité sur la route, devant la vitesse. Outre les sanctions judiciaires, vous risquez votre vie en conduisant ivre.

L’alcool au volant est la première cause de mortalité sur la route, devant la vitesse. Outre les sanctions judiciaires, vous risquez votre vie en conduisant ivre.

Les effets de l’alcool
L’alcool a des effets nocifs sur votre cerveau et votre corps. Les symptômes sont :

– l’euphorie ;
– l’allongement du temps de réaction ;
– les troubles de la vision ;
– la mauvaise coordination et synchronisation des gestes ;
– les difficultés à adapter sa conduite aux circonstances.

Le risque d’accident mortel augmente avec le taux d’alcool dans le sang. Il est multiplié par 2 à partir de 0,5g/l, par 10 à partir de 0,8g/l et par 35 à partir de 1,2g/l.

Les conséquences
Outre l’accident mortel que vous risquez, les conséquences peuvent être judiciaires.

Il est interdit de conduire avec un taux d’alcool supérieur ou égal à 0,5g/l de sang ou 0,25mg/l d’air expiré. La limite est abaissée à 0,2g/l de sang pour les conducteurs de transports en commun.

Si votre taux d’alcoolémie est situé entre 0.5g/l et 0.8 g/l de sang, ou entre 0.25 g/ml et 0.4 mg/l d’air expiré, vous risquez une amende de 135€ et un retrait de 6 points sur votre permis de conduire. Celui-ci peut aussi être suspendu pendant 3 ans maximum.

Vous êtes en situation de délit à partir de 0.8 g/l de sang ou 0.4 mg/l d’air expiré. Vous risquez :

– 6 points en moins sur votre permis de conduire ;
– une amende jusqu’à 4500 euros ;
– 2 ans de prison.

Cas particulier
Si vous refusez de vous soumettre à un test d’alcoolémie, vous êtes en délit. Vous risquez les mêmes peines que celles encourues pour un taux d’alcool supérieur à 0,8g/l de sang.

En cas d’accident, le responsable, s’il est sous emprise de l’alcool, risque de voir son indemnité d’assurance limitée voire annulée, et son assurance résiliée.


2 commentaires sur

  • Thierry Gouby Vues :

    Georges,

    L’article 9 du Code de procédure pénale précise qu’ « en matière de contravention, la prescription de l’action publique est d’une année révolue ». Cela signifie que l’administration dispose d’un an pour poursuivre l’automobiliste à compter de la transmission de la contravention l’OMP (Officier du ministère publique). Ce dernier émet alors l’amende (émission du Titre exécutoire de l’amende forfaitaire majorée).

    L’article 7 du code de procédure pénale précise que ce délai n’est valable que si dans cet intervalle ait « été fait aucun acte d’instruction ou de poursuite ». En effet, dès lors qu’intervient un tel acte, la prescription est alors interrompue et le délai repart à zéro.

    Pour rappel, pour un taux d’alcool compris entre 0,5g/l et 0,8g/l dans le sang (entre 0,25mg/l et 0,40mg/l d’air expiré) vous risquez 6 points de suspension sur votre permis de conduire et 135 euros d’amende.

    Vous pouvez également retrouver notre fiche pratique sur ce sujet.

  • georges Vues :

    J'ai été arrêtée avec 0,38ml/litre d'air expiré il y a 3semaines et n'ai toujours pas reçu d'amande, au bout de combien de temps la reçoit-on normalement?

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