L’assureur américain AIG, nationalisé en septembre pour lui éviter la faillite, a annoncé jeudi sa sixième perte nette trimestrielle consécutive, de 4,35 milliards de dollars pour la période allant de janvier à mars.
Ce résultat signe une amélioration par rapport au même trimestre de l’année précédente, les pertes ayant reculé de 44%. Il est également légèrement moins mauvais que ne l’avait laissé prévoir le Wall Street Journal, qui avait avancé que la perte atteindrait 5 milliards de dollars. Surtout, cette publication trimestrielle marque un progrès par rapport aux deux dernières, en novembre et en mars, où les très lourdes pertes du groupe s’étaient accompagnées de l’annonce d’un plan de sauvetage public.
“Nous n’annonçons pas de nouvel accord avec l’Etat (…) Nous sommes seulement en train de mettre en oeuvre ce que nous avons déjà annoncé”, a souligné lors d’une conférence téléphonique le PDG d’AIG Edward Liddy. “La perte nette d’AIG au premier trimestre est d’abord la conséquence d’un certain nombre de charges en vue de sa restructuration, et liées aux perturbations sur les marchés, ainsi que des charges comptables liées aux impôts”, a affirmé le groupe dans un communiqué.
Les coûts de restructuration se sont élevés à 1,9 milliard avant impôts, pour dénouer des positions de ses filiales actives sur les marchés financiers (AIG Financial Products et AIG Trading Group).
AIG Financial Products, un foyer important de pertes, a ainsi réduit son portefeuille d’actifs à 1.500 milliards de dollars au 31 mars, contre 1.800 milliards au 30 septembre.
AIG souligne par ailleurs qu’il a dû payer des intérêts élevés (1,5 milliard de dollars avant impôts) à la Réserve fédérale américaine, après avoir bénéficié d’une aide de plus de 170 milliards de dollars de l’Etat.
Et dans ses activités traditionnelles dans l’assurance, il ne réalise pas de bénéfice opérationnel, affichant une perte d’un million de dollars, contre un bénéfice de 1,337 milliard de dollars un an plus tôt.
M. Liddy a indiqué dans le communiqué que le groupe progressait “dans son objectif de maximiser la valeur de ses activités de coeur de métier et de rembourser le contribuable”, précisant lors de la conférence téléphonique que cet objectif passerait par de nouvelles cessions.
Sur le premier trimestre, six activités ont été cédées, pour un total de plus de 1,8 milliard de dollars.
Sur l’ensemble de l’année 2008, l’ancien numéro un mondial de l’assurance, qui avait multiplié les contrats assurant des placements risqués, avait signé la plus grande perte jamais enregistrée par une entreprise américaine, avec 99,3 milliards de dollars, dont 61,7 milliards sur le seul quatrième trimestre.
M. Liddy avait annoncé au Congrès en mars que le groupe, qui compte encore plus de 30.000 salariés dans le monde, allait changer de nom et être démantelé.
AIG a été élu jeudi “pire entreprise américaine de l’année” par les internautes sur le blog du magazine de consommation “Consumer Reports”. Ce vote doit beaucoup aux montants d’argent public engloutis par le groupe, mais aussi au scandale des 165 millions de dollars de primes versés à certains de ses salariés en début d’année, malgré des performances exécrables.
AFP












Nommé par le MEDEF à la Présidence du Comité des Sages sur la rémunération des dirigeants, Claude Bébéar a montré l’exemple en publiant son patrimoine et ses revenus. 




Macif éclaire les dirigeants d’entreprise avec le “Code de la petite entreprise commenté”
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Docteur d’Etat en Droit, ancien juge au Tribunal de commerce, ancien responsable juridique d’entreprise, François Lenglart est aujourd’hui professeur à HEC Paris et chargé de cours à l’Ecole Polytechnique.