Vidéo : Comprendre le bonus malus


Le coefficient bonus-malus est un dispositif réglementaire, attribué de façon automatique à tout assuré conduisant un véhicule de plus de 80cm3. Il sert à moduler la cotisation en fonction de la sinistralité de l’assuré.

Plus il se montrera responsable d’accident, plus sa cotisation sera augmentée. A l’inverse, plus il se révèlera irréprochable sur la route, plus sa cotisation sera diminuée.

Le système du bonus-malus, appelé plus techniquement coefficient de réduction-majoration, permet de récompenser les conducteurs sans sinistres, et de sanctionner ceux qui multiplient les accidents, en faisant évoluer leurs cotisations d’assurance auto à la hausse ou à la baisse.

Un conducteur n’ayant subi aucun accident voit sa cotisation diminuer, c’est le bonus. Un automobiliste souvent sinistré devra par contre payer plus cher l’année suivante, c’est le malus.

La logique est donc simple, plus un conducteur coute de l’argent à son assureur, plus sa cotisation augmente.

A noter que ce bonus-malus est attribué de façon automatique à tout assuré conduisant un véhicule de plus de 80cm3.

Le système de notation du bonus-malus peut sembler complexe de prime abord. Il est cependant important d’en comprendre le fonctionnement pour pouvoir suivre les évolutions tarifaires de son contrat.

Prenons un exemple pour comprendre. Imagions que la cotisation de Mr X est de 500 euros par an.

Mr X étant un nouvel assuré, son coefficient de réduction-majoration, ou bonus-malus, part de la référence : 100%.

Si au cours d’une année sa conduite est irréprochable, son coefficient est réduit de 5%, pour donner 95%. Ainsi sa cotisation de l’année d’après sera équivalente à 500 euros (cotisation de base) multipliés par 95%, soit 475 euros. Tel qu’on le voit, sa conduite sans accident est donc récompensée.

Si au contraire, il se rend partiellement responsable d’un accident, son coefficient augmente de 12,5%, soit 112,5% en tout. Ainsi, la nouvelle cotisation correspondra à 500 euros (cotisation de référence) multiplié par 112,5%, soit 575 euros.

Et s’il se rend totalement responsable d’un accident, le coefficient majore de 25%, pour atteindre en tout 125%. La nouvelle cotisation correspond donc à 500 euros multiplié par 125%, soit 625 euros. On voit bien que Mr X est pénalisé pour son accident d’une hausse de sa cotisation de l’ordre de 125 euros.

A noter que les cotisations ne peuvent pas augmenter ou réduire de façon illimitée, des plafonds existent. Au bout de 13 années consécutives de conduite sans accident, l’assuré est récompensé du bonus maximal de 50%. Ce qui signifie que sa cotisation est réduite de moitié comparée à sa cotisation de référence. Passé ce cap, dans les 3 années qui suivent, soit 16 ans en totalité, l’assuré bénéficie d’une sorte de blanchiment. Il ne se retrouve pas impacté s’il cause un accident responsable. Sa cotisation reste inchangée.

Pour se tenir au courant de l’évolution de son coefficient bonus-malus, l’assuré peut demander à tout moment son relevé d’information à son assureur.


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