Assurance-vie / Procès : 12 anciens agents d’assurance contre 24 victimes

12 anciens agents d’assurance d’UAP (Union des assurances de Paris), ancienne Axa, comparaissent aujourd’hui devant le Tribunal correctionnel de Chalon. Les faits remontent à plus d’une décennie. Accusés d’abus de confiance, les prévenus auraient détourné des bons anonymes et des produits de placement assurance-vie appartenant à 24 personnes âgées, considérées particulièrement vulnérables à l’époque.

C’est un procès d’envergure qui s’ouvre aujourd’hui à Chalon. Sur le banc des accusés, pas moins de 12 prévenus, tous ex-agent d’assurance de l’ancienne Axa, UAP. Comparaissant devant le Tribunal correctionnel pour abus de confiance, les coupables devront répondre de leurs escroqueries devant les 24 parties civiles qui leur font face. Ils encourent jusqu’à 7 ans d’emprisonnement et 750.000 euros d’amende pour avoir détourné des bons anonymes Trivalor et le TRIPLE, ainsi que divers produits de placement assurance-vie. L’épargne dérobée appartenait à des personnes fragiles, jugées vulnérables en raison de leur âge avancé ou de leur handicap. Le procès se tiendra jusqu’au mercredi 10 octobre.

Rappel des faits

En 2002 et 2004, soit il y a près de 10 ans, deux premières plaintes sont enregistrées. Elles font état d’un réseau, apparemment organisé, d’agents d’assurance qui détournerait avec habileté des sommes confiées par leurs clients en vue d’acheter des titres au porteur. Des enquêtes préliminaires sont ouvertes, elles ne tarderont pas à mettre en lumière la stratégie des 12 prévenus. Les accusés finissaient par s’accaparer des titres en les rachetant eux-même en espèces pour ne laisser aucune trace. Au total, leurs détournements s’élèveraient à un montant d’1M d’euros.

Les enquêtes ont pu être aiguillées par certains clients se souvenant d’avoir souscrit des contrats anonymes : bons au porteur trivalor ou TRIPLE. Les victimes n’ont jamais obtenu en retour la moindre trace écrite, titre ou quittance de règlement.


Laissez votre avis