Trafic aérien : 100% des vols long-courriers et 60% des moyens-courriers devraient être assurés

La reprise du trafic aérien va s’amplifier mercredi en France avec pour objectif d’assurer tous les vols long-courriers après une première amélioration de la situation causée par un nuage de cendres volcaniques, a déclaré mardi le ministre de l’Ecologie.

“L’objectif est d’assurer demain (mercredi) 100% des vols long-courriers et 60% des vols moyen-courriers”, a affirmé Jean-Louis Borloo à l’issue d’une réunion avec les professionnels du tourisme et du transport.

Après cinq jours d’un quasi blocage du à l’éruption d’un volcan en Islande le trafic long-courrier, hors de l’Union européenne, a repris mardi et a été assuré en France à environ 90% tandis que le trafic moyen-courrier atteignait 30% de la normale, a-t-il précisé à la presse.

Le ministre a ajouté que la quasi-totalité des dizaines de milliers de passagers bloqués hors de France par les perturbations auraient regagné la France dans les jours à venir. “On est dans l’ordre de grandeurs des deux tiers de rapatriements à minuit (22H00 GMT mardi, ndrl) et nous espérons 100% dans les 48 heures”, a-t-il déclaré.

Les tours opérateurs estimaient à 20.000 le nombre de clients encore bloqués mardi et le nombre de cas individuels devrait être équivalent, soit quelque 40.000 Français, a dit M. Borloo.

Le ministère des Affaires étrangères avait parlé dans la matinée de 85.000 personnes, dont 12.000 aux Etats-Unis, 10.000 en Tunisie et 10.000 en Turquie. Ils n’étaient plus que 70.770 à 19H40 GMT, selon les derniers chiffres communiqués par le Quai d’Orsay. “Nous sommes engagés désormais dans une logique de retour en France de nos compatriotes”, a dit le porte-parole du Quai d’Orsay, Bernard Valero, en indiquant que le réseau consulaire français “informait au maximum, au mieux et de la manière la plus précise, des possibilités de retour désormais croissantes”.

Selon le secrétaire d’Etat au Tourisme Hervé Novelli, le nuage de cendres qui paralysait une partie de l’Europe depuis jeudi a déjà fait perdre entre 180 et 200 millions d’euros aux compagnies aériennes et voyagistes français.

Au principal aéroport de Paris, Roissy, les voyageurs rapatriés ont laissé éclater leur joie à leur retour. Rentrée de New York, Catherine Collins ne se plaint pas d’avoir payé 2.000 dollars son billet sur un vol Air France. “C’est un peu la folie à New York. Il y a 200 personnes sur liste d’attente. Je pensais être encore bloquée une semaine”, ajoute-t-elle.

Air France prévoit d’assurer mercredi 100% de ses long-courriers, la quasi-totalité des moyens courriers, sauf vers l’Europe du Nord et du Nord-est (dont l’espace aérien reste fermé), et plus de la moitié de ses vols intérieurs.

Certains aéroports de province qui avaient été fermés ont rouvert mardi, tandis que d’autres (les plus au sud) comme Nice ou Marseille qui avaient accueilli des vols pour Paris déroutés reprenaient peu à peu une activité normale.

A Nantes, l’aéroport de province en activité le plus proche de Paris a annoncé mardi soir fonctionner “au maximum de ses capacités” avec 128 vols depuis sa réouverture lundi midi et 20.000 passagers.

La météo prévoit aussi une amélioration pour la fin de la semaine en France. A partir de vendredi, un flux d’air chaud venu du Sud devrait chasser vers le Nord les particules volcaniques en suspension au dessus du pays, a déclaré un prévisionniste de Météo France, Michel Daloz. “La France est très peu affectée” par les cendres émises dans la nuit de lundi à mardi par le volcan islandais. Les vents les transportent vers la Grande-Bretagne et l’Allemagne, a-t-il précisé.

Pour autant, a prévenu Jean-Louis Borloo, “cela reste une situation de crise, il y aura encore beaucoup de retard, beaucoup de modifications de vols et de déconvenues.”

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Paris, 21 avril 2010 (AFP)


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