Une réforme des retraites contestée sur fond de cotisations

Le président de la république, Nicolas Sarkozy, réunit aujourd’hui les partenaires sociaux pour un sommet très attendu autour de la réforme des retraites. Entre la crainte des syndicats qui envisagent une précipitation du gouvernement à boucler le sujet et une population qui ne se fait pas d’illusion sur le futur âge légal de fin de travail, la grogne est palpable.

Depuis quelques jours, la tension monte entre syndicats et membres du gouvernement à propos de la réforme des retraites. C’est aujourd’hui que le chef de l’État doit aborder le sujet, mais la presse a déjà affirmé que Nicolas sarkozy voulait boucler rapidement cette réforme par une loi au Parlement dès juillet 2010. Les six principales organisations syndicales (CGT, CFDT, CFE-CGC, CFDT, FSU, Unsa et Solidaires) ont d’ores et déjà prévenues qu’elles ne voudraient pas d’une « procédure expresse » et veulent que ce dossier soit pris au sérieux.

Alors que le gouvernement martèle depuis quelques mois que pour sauver le système de retraites par répartition, les salariés et les fonctionnaires vont devoir travailler plus longtemps, certains ne sont pas encore prêts à abandonner, peut-être, un de leurs acquis sociaux : la retraite à 60 ans. Jusqu’à aujourd’hui, les cotisations des actifs finançaient les pensions des retraités. L’allongement de la durée de cotisation (Actuellement de 40,5 ans) devrait donc se poursuivre car le déficit des caisses de l’assurance vieillesse devrait atteindre les 100Mds d’euros en 2050.

Pourtant, les sondages montrent que les Français s’attendent à devoir travailler jusqu’à 62 ans ou plus. Selon un sondage BVA pour La Matinale de Canal+, 40% des français pensent qu’ils partiront à la retraite au-delà de 65 ans et seulement 11% avant 60 ans. De plus, 28% proposent de « repousser l’âge légal de la retraite au-delà de 60 ans » afin de financer leur vieux jours, tandis que  29% prônent un « système d’épargne individuelle pour compléter le système actuel par répartition ». Une nouvelle qui apporte de l’eau aux moulins des assureurs, déjà présents sur les produits de complémentaires retraites et qui espèrent à demi-mots pouvoir récupérer par une loi, une partie des cotisations des salariés.


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