Un syndicat de médecins généralistes relance le débat sur la consultation à 23 euros

Le principal syndicat de médecins généralistes, MG-France, a estimé jeudi que les généralistes étaient en droit de pratiquer un tarif de consultation de 23 euros, au lieu de 22 euros actuellement, sans attendre la décision d’une éventuelle revalorisation par les pouvoirs publics.

La consultation à 23 euros est un cheval de bataille de longue date des syndicats de médecins libéraux, à qui le gouvernement l’a promise en 2007, mais en fixant des conditions, dont la ministre de la Santé Roselyne Bachelot estime qu’elle ne sont pas encore réunies. “Nous ne demandons pas d’augmentation, mais une application des textes existants”, a expliqué lors d’une conférence de presse le nouveau président du syndicat, Claude Leicher, rappelant que la médecine générale était désormais reconnue comme une spécialité médicale.

Pour M. Leicher, les généralistes en secteur 1 (pratiquant les tarifs fixés par l’assurance maladie) ayant demandé et obtenu d’être “requalifiés” en spécialistes ces dernières années, sont en droit de facturer des consultations équivalentes à celles des autres spécialistes de secteur 1, soit 23 euros. Ils seraient plus de 20.000 sur les quelque 54.000 généralistes libéraux à avoir ce “droit” selon MG, mais le syndicat précise que “très peu facturent 23 euros du fait des mesures de rétorsion des caisses d’assurance maladie”, qui iraient jusqu’à ne pas rembourser les patients.

Des conflits juridiques opposent des caisses d’assurance maladie à des médecins généralistes facturant 23 euros devant les Tribunaux des affaires de sécurité sociale (TASS). “Nous avons souvent perdu, mais dans la Drôme par exemple, nous sommes neuf médecins à pratiquer ce tarif, sans problème, après une décision favorable devant une Cour d’appel”, a affirmé M. Leicher. “Normalement, nous devrions même pouvoir facturer 25 euros”, a-t-il ajouté, réclamant que les généralistes puissent facturer une majoration de 3 euros en plus de leur consultation, comme y sont autorisés les spécialistes.

Paris, 21 janv 2010 (AFP)


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