Assurance BTP : Allianz sort de nouveaux produits pour le secteur de la construction

La compagnie lance plusieurs produits pour accompagner un secteur à l'orée d'une révolution verte.

Le volet assurance construction représente 300M d’euros de primes collectées pour Allianz en 2009. La compagnie lance plusieurs produits pour accompagner un secteur à l’orée d’une révolution verte.

Les nouvelles normes de construction et de consommation énergétique du bâti en France va contraindre les entreprises du BTP et les compagnies d’assurance à s’adapter. Allianz, troisième assureurs sur ce marché en France derrière SMABTP et Axa, étoffe sa gamme en sortant un produit destiné au photovoltaïque.

Il s’adresse en priorité aux maîtres d’ouvrage des travaux d’installation photovoltaïque, les acquéreurs du bien et les titulaires du droit d’exploitation de l’installation. Parmi les conditions à remplir pour être éligible à ce produit, le professionnel doit avoir obtenu le feu vert Pass innovation ou de l’avis technique. L’offre se découpe ensuite en deux volets. Une garantie dommages couvre « les erreurs de conception, de mise en œuvre, ou d’un vice propre des produits utilisés les rendant inaptes à leur fonction dévolue de production d’électricité pour la revente ». Autrement dit, elle couvre les dommages internes.

Le second volet assura quant à lui les pertes pécuniaires en cas d’insuffisance. « Le calcul des pertes ne se fait pas sur la performance théorique des panneaux photovoltaïques, mais sur leur productivité réelle constatée d’une année sur l’autre » indique Olivier Bedeau, directeur des opérations IARD construction chez Allianz France. « Nous utilisons également un algorithme prenant en compte les jours d’ensoleillement sur la base des informations délivrées par Météo France ».

Autre type de chantier autre défi pour Allianz et par conséquent nouveau produit. Il concerne les opérations immobilières supérieures à 15M d’euros d’investissement. Il s’agit d’une garantie décennale « fonctionnant en deuxième ligne » par rapport aux contrats d’assurance respectif des constructeurs.

Concrètement, imaginons un chantier de 30M d’euros, sur lequel interviennent un maître d’ouvrage, un architecte, et une entreprise de BTP, respectivement assurés à hauteur de 10M, 7M et 3M d’euros dans le cadre de leur contrat annuel, soit 20M d’euros au total. Dans ce projet, il manque 10M d’euros pour couvrir le chantier. Le maître d’ouvrage se charge alors de souscrire une assurance d’un niveau de garantie de 10M d’euros. A lui ensuite de répartir le coût de la prime entre les différents intervenants. C’est une garantie décennale fonctionnant en « 2ème ligne ».

Ce montage n’est possible que depuis la loi Mercier de 2009. Auparavant, chacune des parties devait souscrire une assurance couvrant l’intégralité du coût du chantier, soit 30M pour le maître d’ouvrage, l’architecte et l’entreprise de BTP.


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