Un tiers des bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA) ne fait pas valoir ses droits à la CMU complémentaire (CMU-C) alors qu’ils peuvent y accéder, selon le rapport d’activité 2009 du Fonds de financement de la Couverture maladie universelle (CMU).
« Une étude de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAMTS) indique qu’il est probable que les bénéficiaires de la CMU de base au titre du RMI-RSA, qui n’ont pas recours à la CMU-C, soient en partie des personnes qui ne rencontrent pas de gros problèmes de santé », précise le document.
Au 31 décembre 2009, 4.173.817 personnes bénéficiaient de la CMU-C, un chiffre en légère baisse sur un an mais qui risque de progresser en 2010, selon le Fonds. « La crise économique amorcée fin 2008 ne produit pas encore ses effets, mais les amortisseurs sociaux liés au risque de perte d’emploi devraient arriver à leur terme courant 2010 pour bon nombre de personnes », précise le rapport.
Le Fonds estime par ailleurs que les dépenses de la CMU-C connaissent une « évolution modérée ». La dépense moyenne pour la part complémentaire des bénéficiaires de la CMU-C est ainsi évaluée en 2009 à environ 417 euros, soit une augmentation de 2,6%. « On ne peut donc pas parler d’une quelconque dérive des dépenses des bénéficiaires de la CMU-C », précise le document.
Il indique également que le nombre de bénéficiaires de la Couverture maladie universelle (CMU) de base a dépassé fin 2009 la barre des 2 millions de personnes, représentant une augmentation de 40% sur un an. La CMU de base est à distinguer de la CMU complémentaire (CMU-C), plus connue. Alors que la CMU-C offre une complémentaire santé gratuite aux plus démunis, la CMU de base n’est pas liée aux ressources mais donne accès à l’assurance maladie de base aux personnes qui en sont exclues du fait de situations atypiques.
Paris, 26 mai 2010 (AFP)
